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Conférence Zététique Nice

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Le Centre d’Analyse Zététique organise le Vendredi 19 octobre 2018
18h30 à l’Espace Associations Garibaldi à Nice une conférence :
Faux souvenirs ou mémoire retrouvée ?
Tarif : 4 euros,  Gratuit pour les adhérents
Uniquement sur réservation : Centre.Analyse.Zetetique@gmail.com
L’affiche : 2018 10 19-Conf-BA-CAZ-Faux-souvenirs mini

La salle était pleine environ 80 personnes avec la présence de la Présidente de l’ADFI 06 qui est intervenue.

 

A l’issue de la conférence le professeur Henri Broch a partagé un repas Place Garibaldi avec toute son équipe du CAZ.

 

Conférence à la Mairie du 5ème à Paris

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Mémoire retrouvée ou faux souvenirs ?

Mairie du 5è arrondissement de Paris – Mardi 25 septembre 2018, à 19h

Mairie du 5è arrondissement de Paris, 21 place du Panthéon, 75005 Paris

Dans le cadre des « Mardis de la Science » de la Mairie du 5è, l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) vous a invité Mardi 25 septembre 2018, à 19h sur le thème : Mémoire retrouvée ou faux souvenirs ? par Brigitte Axelrad, professeur honoraire de philosophie et psychosociologie. Auteure de « Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée ” (…)

La conférence a attiré un public nombreux, l’AFIS a dû clore les inscriptions pour ne pas dépasser la capacité de la salle.  La salle  en effet était pleine. L’UNADFI était représentée par sa Présidente Madame Catherine Picard et plusieurs de ses membres,  l’ADFI Paris par son Président Daniel Sisco, le CCMM, la Miviludes, etc…
Plusieurs familles concernées par le problème étaient aussi présentes. Voici quelques témoignages :

–  Bonjour Madame,
Je ne regrette pas de m’être déplacé à Paris pour assister à votre conférence. Pourtant, ayant lu à plusieurs reprises votre ouvrage, je commence à bien en connaître le contenu. Mais, vous avez complété votre exposé par plusieurs informations qui m’ont vivement intéressé. Je regrette seulement que la soirée se soit brutalement achevée par la libération des locaux, mettant ainsi un terme aux questions, certaines étant pertinentes, qui vous ont été posées. Mon beau-frère et ma belle-sœur nous offrant le gîte et le couvert, nous avons du partir rapidement, sans avoir le temps de vous saluer. Aussi, je vous adresse ce mail pour vous confirmer que l’apprécie particulièrement votre action dans le domaine des faux souvenirs et espère que vous contribuerez ainsi à éradiquer ce mal.
Je vous adresse mes plus sincères salutations.

–  Bonjour Madame,
Par la présente, nous voulons vous informer que  nous avons beaucoup apprécié votre conférence-débat de mardi; votre manière d’exposer les questions de fond sans pour autant affirmer mais … tout en laissant la place à la réflexion et au cheminement de chacun ! Oui, il y a toujours une personnalisation dans chaque situation ubuesque comme pour donner une fausse confiance ou instaurer une dépendance nous semble t’il …
Sachez que nous nous sommes pleinement retrouvés dans les situations, exemples voire commentaires.
Nous serions intervenus comme exemples vivants de 9 années de dérive dont 7 devant la justice si l’heure de fin n’avait pas sonnée !
Il est tout à fait possible lors de tels conférences de citer notre drame (nominativement ou non) pour faire prendre conscience que ceci peut frapper spontanément à toutes les portes … aucun ne doit se considérer  à l’abri.
Nous pouvons ajouter qu’avec notre réseau de connaissance, on s’aperçoit que beaucoup approfondissent car ils considèrent que dans la mesure où ce drame nous est arrivé, une telle dérive  peut aussi frapper à leur porte !
J’ai eu  XXX au téléphone et lui ai indiqué que vous aviez cherché à échanger avec lui, il a été heureux car son moral connaît en ce moment des hauts et des bas avec l’échéance des assises qui approche. A sa demande et celle de son avocat nous présenterons notre vécu lors de son procès
Encore bravo et Cordialement

 

 

Audition au Sénat

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Mardi 12 juin 2018, j’ai été invitée pour être auditionnée par la sénatrice Marie Mercier, rapporteur de la commission des lois, en prévision de l’examen au Sénat du projet de loi sur l’allongement du délai de prescription de 20 à 30 ans après l’âge de la majorité.

J’ai été reçue par la sénatrice Marie Mercier et son assistante, Alexandra Besly. L’audition prévue pour 30 minutes s’est prolongée pendant une heure. Comme cela m’avait été dit, les associations qui militent pour l’allongement du délai de prescription sur la base de l’amnésie dissociative traumatique avaient été auditionnées et j’étais consultée pour donner le point de vue de la science. Comme je l’avais prévu, j’ai axé mon développement sur la malléabilité et la suggestibilité de la mémoire, ce qui rend possible l’induction de faux souvenirs soit expérimentalement soit en thérapie, sur l’impossibilité de différencier un vrai et un faux souvenir en l’absence de preuves indépendantes que ce soit à 10, 20 ou 30 ans, et que repousser le délai de prescription de 10 ans par rapport aux 20 ans actuels après l’âge de la majorité risquerait d’entraîner un nombre encore plus important d’accusations et de procès qui ne s’appuieront sur aucune preuve et détruiront encore plus de familles qu’actuellement. J’ai mis en relief le fait que la loi ne peut pas ignorer la science ainsi que nous le disions dans le Communiqué de l’Afis en 2014 : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2372

Je leur ai donné le dossier d’articles que j’avais écrits et que Science et pseudo-sciences avait publiés, des articles écrits par des chercheurs et universitaires soit dans SPS soit dans d’autres revues ou sites, que j’avais apporté, ainsi que les deux exemplaires de SPS 312 et SPS 285 et mon livre sur les ravages des faux souvenirs. J’ai précisé que j’avais interviewé Richard McNally, Scott O. Lilienfeld, Elizabeth Loftus et fait appel à des chercheurs des universités françaises, belges (cf. le dossier de SPS 312 sur “La mémoire manipulée”) ainsi que britanniques (Chris French, Julia Shaw) pour constituer ce dossier ou encore dans mes articles ultérieurs sur, entre autres, la psychologie de l’aveu. Marie Mercier m’a demandé si je connaissais l’affaire F. Flament. Je lui ai montré que dans le dossier que je lui donnais il y avait justement un article sur l’exploitation de cette affaire de mémoire récupérée et la “Mission de consensus sur le délai de prescription applicable aux crimes sexuels commis sur les mineur.e.s”, confiée à F. Flament et au juge Jacques Calmettes. J’ai cité le passage de l’audition que j’ai retranscrit du juge Calmettes où, interrogé sur l’amnésie traumatique et l’allongement du délai de prescription, il disait : « La Cour de cassation a une position très claire de rejet disant que cette base de révélations, les conditions de ces révélations et les connaissances, les données acquises de la science, comme on le dit souvent en droit, ne permettent pas d’asseoir la procédure sur ce problème-là, trop fragile par rapport à la rigueur du droit. »
Il avait également évoqué, je cite : « le problème de la preuve du souvenir, de la fabrication des faux souvenirs, de la distorsion des souvenirs », mais nulle part cela n’a été repris. Elle ne connaissait pas cette audition, elle était surprise. Je lui ai indiqué la vidéo. Elle a surligné le passage dans mon article.

Bref, ce sont les grandes lignes de mon exposé. J’en oublie sûrement.

Marie Mercier a été très intéressée par mes réponses à ses questions et m’a gardé 1 heure au lieu des 30 minutes prévues. Elle m’a demandé si j’avais déjà auparavant été auditionnée par l’Assemblée Nationale et par le Sénat. Elle m’a dit qu’elle allait lire le dossier et les articles et s’en servir pour son rapport pour la commission des lois.

Plusieurs fois, elle a dit qu’ils/elles subissaient beaucoup de pressions de la part, en particulier, des associations, qui bien évidemment militent pour l’allongement du délai de prescription, comme celles de Muriel Salmona et d’autres. Elle m’a demandé si je n’étais pas moi-même inquiétée ou même harcelée (mot à la mode…) par des représentants ou des membres de ces associations.

Elle était très reconnaissante que j’aie répondu à son invitation et m’a chaudement remerciée en me reconduisant par les salles et les escaliers somptueux du Sénat, que je ne connaissais pas !

Voilà ! Je serai bien sûr très intéressée de savoir quelle suite tout cela aura.

Voici un extrait des débats:

Dans le rapport du Sénat, mon audition a été entendue et citée par Marie Mercier face à ce qu’affirme Muriel Salmona.
Je suis très heureuse d’avoir été entendue, même si cela aura sans doute malheureusement peu de poids face au lobby des associations, et d’avoir introduit Science et pseudo-sciences au Sénat ! Finalement, je ne me serai pas déplacée pour rien. On verra la suite :

http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20180618/lois.html#toc9

 Articles additionnels après l’article 1er

Mme Marie Mercier, rapporteur. – Les amendements identiques COM-22, COM-17 et COM-25 ont pour objet de faciliter l’utilisation d’une disposition récente, relative à la suspension de la prescription pour obstacle de fait insurmontable – en particulier l’amnésie. Cette disposition a déjà été votée par le Sénat le 27 mars dernier. Avis favorable.

  1. François-Noël Buffet. – Nous profitons de ce texte pour réintroduire cette disposition que le Sénat a déjà votée.
  2. Jacques Bigot. – Je m’abstiendrai, pour ne pas voter contre cet amendement. Considérer, sur la base d’une expertise, l’existence d’un fait insurmontable me paraît très dangereux sur le plan pénal, d’autant que les experts auront des avis très divergents. Un obstacle de fait insurmontable doit pouvoir être objectivement constaté.

Mme Marie Mercier, rapporteur. – Cela restera à l’appréciation du juge.

Mme Marie-Pierre de la Gontrie. – Cet amendement ne vise pas à suspendre la prescription ; il prévoit une expertise pour apprécier l’éventuelle existence d’un fait insurmontable. Pour autant, il me laisse perplexe.

  1. François Pillet. – Il n’est pas prévu que l’avis de l’expert s’impose au juge. À charge pour celui-ci de décider si un quelconque fait justifie que soit suspendu le délai de prescription.
  2. François-Noël Buffet. – Le magistrat demandera à des médecins d’expertiser la victime. S’ils estiment qu’il existe un trouble psychotraumatique, singulièrement un trouble amnésique, le juge gardera sa liberté d’appréciation. Cette amnésie peut constituer un obstacle insurmontable justifiant la suspension du délai de prescription, conformément à la loi du 27 février 2017 portant réforme de la prescription en matière pénale.
  3. Philippe Bas, président. – Cette disposition est favorable à la victime en ce qu’elle lui permettra d’échapper à la prescription si l’expert mandaté par le tribunal reconnaît l’existence de ce fait insurmontable et si celui-ci est suivi par le tribunal. Il n’est pas envisagé d’aller jusqu’à l’imprescriptibilité des viols ; il est proposé de prolonger la période pendant laquelle une plainte peut être déposée dans le cas d’une amnésie reconnue.

Mme Esther Benbassa. – Cette théorie de l’amnésie post-traumatique, diffusée par Mme Salmona lors de son audition, n’est pas reconnue par nombre de psychiatres. C’est elle-même qui a inventé ces termes. Cela pose problème.

  1. Pierre-Yves Collombat. – Je me demande ce qu’est une amnésie avérée. Sa matérialité repose-t-elle uniquement sur les dires de la personne concernée ?
  2. Philippe Bas, rapporteur. – Je partage votre relative méconnaissance des données de la psychiatrie moderne, qui est aussi celle des juges. C’est pour cette raison que l’idée d’une expertise prend toute sa valeur.

Mme Esther Benbassa. – Sur quoi reposera-t-elle ?

  1. Philippe Bas, président. – Sur les connaissances de l’expert !
  2. André Reichardt. – Je doute moi aussi de la nécessité d’introduire cet élément supplémentaire. Je m’abstiendrai.
  3. Alain Richard. – Cette disposition ne fait que reprendre l’existant. Si le juge a un doute sur l’existence de ce phénomène psychologique, il a toute faculté d’ordonner une expertise. Une fois que celle-ci sera rendue, il dispose de sa liberté de juge pour en apprécier les conséquences. À partir du moment où l’on entre dans de la législation d’exception pour une catégorie de victime, on sort quelque peu du droit pénal.

Mme Marie Mercier, rapporteur. – Ces amendements permettent d’ordonner une expertise. Jusqu’à présent, les expertises concernant les victimes ne pouvaient concerner que l’appréciation d’un dommage. Surtout, cette inscription dans la loi permettra de prendre en charge cette expertise en tant que frais de justice. Cette disposition n’a pas pour objectif de « reconnaître » l’amnésie post-traumatique, car celle-ci ne fait pas consensus. Des faits sexuels « avoués » par une victime après un long délai de latence le sont toujours après intervention d’un psychothérapeute. Les faits ne reviennent jamais de façon spontanée, ce qui explique les discordances entre Brigitte Axelrad et Muriel Salmona. La communauté scientifique s’inquiète de la restitution de faux souvenirs chez des patients par des manipulateurs ou des soi-disant psychothérapeutes

INVITATION

Paris, le 7 juin 2018

Madame,

Je vous confirme que vous serez entendue par la rapporteur de la commission des lois pour le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

Cette audition aura lieu le : Mardi 12 juin 2018 à 19 h 30

(Salle 216 – 2ème étage, aile est)

Je vous invite donc à vous présenter à l’accueil du public au Palais du Luxembourg, 15 ter rue de Vaugirard – Paris 6e, munie de la présente invitation, et d’indiquer que vous êtes attendue par Mme Marie Mercier, rapporteur.

Je vous prie de croire, Madame, à l’assurance de ma considération distinguée.

Evelyne BARONCINI

Secrétaire

 

Mon article publié dans Causeur de mars 2018

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La revue Causeur de Mars 2018 publie  l’un de mes articles sous le titre : “Notre  cerveau n’est pas un disque dur”. Celui-ci démystifie la notion d’« amnésie traumatique »,  une notion dépourvue de toute preuve scientifique, rejetée par une large majorité de la communauté des chercheurs en psychologie,  et qui sert de prétexte à certaines féministes pour demander l’allongement du délai de prescription.

Voici l’annonce de l’article :

Les femmes, sexe fort malgré elles

Rubrique actualités, la barque est bien chargée. Chez le beau sexe, Brigitte Axelrad et Peggy Sastre démontent coup sur coup deux mythes féministes. La professeur de psycho-sociologie Axelrad démystifie la notion d’« amnésie traumatique » en vertu de laquelle certaines féministes prétendent qu’un viol subi dans l’enfance ou l’adolescence peut être occulté puis remémoré à l’âge adulte. Une notion dépourvue de toute scientificité. De son côté, la darwinienne Peggy Sastre déconstruit l’idée d’une solidarité féminine fondée sur la seule appartenance au sexe faible. De la cellule au marché du travail, les femmes ne cessent au contraire de lutter entre elles…

Conférence à Saint Cyr sur Loire

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Faux souvenirs & manipulation mentale

Brigitte Axelrad, vice-présidente de l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS), membre du comité de rédaction de la revue Science & pseudo-sciences, professeure honoraire de philosophie et de psychosociologie, donnera une conférence sur les faux souvenirs et la manipulation mentale le jeudi 15 février au manoir de la Tour à Saint-Cyr-sur-Loire.
Nous vous y attendons à partir de 18h00.

Faites suivre cette invitation à vos relations.

La mémoire est fragile. Il est en effet possible de modifier les souvenirs d’une personne par la manipulation mentale ou même au cours d’une psychothérapie. L’exemple le plus marquant est celui des faux souvenirs « retrouvés » au cours d’une psychothérapie qui démolissent le patient et sa famille.

Les ravages des faux souvenirs ont commencé à sévir aux États-Unis dans les années 80. Ce fléau s’est étendu à la France à la fin des années 90 et gagne dans l’ombre de plus en plus de terrain. Ces dernières années, ce phénomène des faux souvenirs induits a été étudié par des chercheurs en psychologie et a fait l’objet d’expériences.

Comment faire la différence entre les vrais et les faux souvenirs ? Comment résoudre la contradiction entre ces points de vue ? Alors que la communauté scientifique exige des preuves scientifiques pour valider une position, la communauté des thérapeutes est davantage convaincue par la réalité subjective de leurs expériences et de celles de leurs patients.

Brigitte Axelrad développera cet aspect des recherches scientifiques dans son exposé et l’illustrera à l’aide de courts extraits de vidéos.

Beaucoup de monde pour  écouter cette conférence, il a fallu ajouter des chaises. Les auditeurs sont restés jusqu’à 20H30 et ont posé de nombreuses questions.

Conférence AFIS à Verdun le vendredi 15 septembre 2017 à 18h

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Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée en thérapie

Conférence de Brigitte Axelrad à  l’invitation de l’association Secticide à Verdun, le vendredi 15 septembre 2017 à 18h

À la salle des fêtes de Belleville / Meuse
ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE

http://secticide.pagesperso-orange….

Aux États-Unis, puis en France, certaines personnes adultes ont retrouvé, au cours d’une psychothérapie, des souvenirs d’abus sexuels qu’elles auraient subis pendant leur enfance.Or, certaines d’entre elles se sont rendu compte plus tard que les évènements remémorés ne s’étaient jamais produits et que ces souvenirs retrouvés étaient donc de faux souvenirs.

Au lieu de les conduire vers la guérison, ces psychothérapies ont entraîné des ravages chez les patients et ont démoli leurs familles.

Dès lors, deux camps ont émergé :

- d’un côté, un certain nombre de psychothérapeutes, psychiatres, psychanalystes, psychologues ou thérapeutes autoproclamés,sont convaincus que les difficultés existentielles de leurs patients sont causées par des traumatismes subis dans l’enfance, qui auraient été refoulés et dont il faut retrouver le souvenir pour guérir. Selon eux, les souvenirs retrouvés en thérapie sont vrais et ceux qui pensent le contraire sont en déni,

- de l’autre côté, des chercheurs et des scientifiques de la mémoire ont trouvé ces affirmations fondamentalement invraisemblables. Les souvenirs de traumatismes peuvent être inexacts par rapport aux détails spécifiques, mais de nombreuses recherches ont indiqué que l’essentiel des événements traumatiques a très peu de chances d’être oublié. Les auteurs montrent que la mémoire est fragile et malléable, qu’elle est sensible aux techniques de suggestion et que, par conséquent, tous les souvenirs retrouvés d’abus sexuels ne sont pas nécessairement vrais.

La question se pose alors de savoir comment faire la différence entre les vrais et les faux souvenirs et comment résoudre la contradiction entre ces points de vue.

Alors que la communauté scientifique exige des preuves scientifiques pour valider une position, la communauté des thérapeutes est plus convaincue par la réalité subjective de leurs expériences et de celles de leurs clients.


Brigitte Axelrad est professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, vice-présidente de l’AFIS (Association française pour l’information scientifique), membre du Comité de rédaction de la revue Science et pseudosciences de l’AFIS et membre de l’Observatoire zététique de Grenoble.

Son ouvrage « Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée » a été publié en septembre 2010 aux Éditions Book-e-book, éditions papier et électronique, puis traduit en anglais sous le titre « The Ravages of False Memories or Manipulated Memory » en avril 2011 par la BFMS (British False Memory Society).

The Ravages of False Memories – or Manipulated Memory

 

Je me souviens donc je me trompe

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C’est le titre de l’émission d’ARTE sur la mémoire,  diffusée le samedi 10 décembre 2016 à 22h35, en co-production avec CNRS Images, un reportage consacrée aux faux souvenirs. J’ai enregistré un extrait  pour les visiteurs du site, les 23 premières minutes, à voir dans ma page audio/vidéo.
Les plus grands scientifiques mondiaux de la mémoire y ont contribués :
américains : Prof. Élizabeth Loftus, Prof. Daniel Schacter, Thomas Ryan (MIT); Prof. Suzumu Tonegawa;
allemands : Prof. Jan Born (Univ. Tübingen);
japonais : Prof. Hinomu Tanimoto (Univ. Tohoku à Sendaï);
français : Prof. Pascal Roulet (neurobiologiste CNRS), Karim Benchenane (CNRS), Prof. CHU Philippe Birmes, Romain Bouvet (CNRS).

Ils expliquent en français l’état de la connaissance scientifique sur la mémoire.

Le prof. Pascal Roulet et son équipe a fait une découverte capitale : nous modifions nos souvenirs quand nous les utilisons, se rappeler change le souvenir.

Congrès de Deauville

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Le Congrès organisé par Normantecc les 3 et 4 juin 2016 à Deauville a été un succès, malgré les difficultés de déplacement liées à la grève SNCF. Il a été suivi par plus de 200 participants (psychologues, psychothérapeutes et psychiatres). Les thèmes traités, ainsi que l’approche résolument dynamique des Thérapies Comportementales et Cognitives, m’ont beaucoup intéressée.

Les conférenciers de haut niveau ont traité leur sujet avec brio. J’ai relevé notamment les interventions de Laurent Bègue sur la construction du jugement moral, de Pascal de Sutter qui a répondu à la question : dans la réalité, peut-on vraiment modifier les comportements sexuels, ou encore de Didier Pleux sur la psychothérapie existentielle, qui a parlé du retour en force de l’émotionnel, des empreintes,  des cicatrices affectives qui peuvent s’ouvrir de nouveau même après une thérapie. L’écoute et l’empathie ne peuvent suffire à permettre au patient de mieux vivre. J’ai aussi beaucoup apprécié que les questions de l’auditoire soient de vraies questions et pas, comme souvent, des exposés qui font la promotion de celui qui les pose.
Les pauses ont été l’occasion d’échanges intéressants.

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Ma présentation a été introduite par Didier Pleux, elle a duré 1H15 et a été suivie de questions des psychologues, psychothérapeutes, psychiatres présents.

J’ ai relevé une  question particulièrement intéressante d’une psychologue :
– Une de mes patientes, après une séance d’hypnose me dit avoir retrouvé un souvenir d’abus “subi” dans son enfance. Dois-je la croire et comment dois-je réagir ?
J’ai répondu :
– la plupart des chercheurs considèrent que la mémoire est un processus de construction, quand on récupère un souvenir on va récupérer ce qui correspond à nos buts , à nos croyances à nos valeurs. On est loin de la métaphore de l’ordinateur ou de l’appareil photographique. On construit nos souvenirs. Le souvenir ainsi retrouvé pourrait être vrai ou faux et il n’y avait aucun moyen de différencier un vrai souvenir d’un faux souvenir, en l’absence de corroboration extérieure.
– en ce qui concerne la deuxième question, j’ai dit que je n’étais pas thérapeute et ne pouvait donc pas répondre à ce titre, mais je peux vous faire part d’une image de Jacques Van Rillaer : plutôt que de donner une pelle au patient pour creuser davantage, il vaut mieux lui donner une échelle pour l’aider à sortir du trou.
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Didier Pleux a conclu qu’il regrettait de ne pas m’avoir invitée plus tôt et qu’il me réinviterait à d’autres manifestations.

Pour conclure, je pense avoir fait œuvre utile.

Conférence de Vierzon (suite).

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Le public était composé notamment de  cadres du CCMM, de professionnels (psychiatres, psychologues, psychanalystes),  d’élus locaux, de gendarmes,  de clients des thérapeutes et des victimes des faux souvenirs induits.

   La couverture par la presse écrite : 
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